Chapitre I
Ce que j'ai vu en mai 2024
Le 27 mai 2024, 2 596 modules de l'API interne de Google Search ont fuité sur GitHub. 14 014 attributs, des années d'architecture algorithmique exposées au grand jour. Pour la plupart des gens, c'était une actualité technique de plus. Pour moi, ce fut une confirmation, et un déclic.
Pendant seize ans, j'avais lu Google. Les consignes officielles, les déclarations de ses porte-parole, les « bonnes pratiques » reprises en boucle dans les conférences SEO. Je les avais appliquées, parfois questionnées, souvent contournées quand le terrain les contredisait. Comme tout le monde, je composais avec une boîte noire. Son mode d'emploi était écrit par celui qui avait intérêt à ce qu'on ne le comprenne pas.
La fuite a tout changé. NavBoost, siteAuthority, siteFocusScore, topicEmbeddings, goodClicks et badClicks : des notions que Google avait niées, minimisées ou passées sous silence figuraient noir sur blanc dans sa documentation interne. Des années de communication officielle démenties en une nuit.
La majorité des stratégies SEO vendues en France reposent sur ce que Google dit. Rarement sur ce que Google fait.
Ce jour-là, j'ai compris que cet écart d'information profite à un seul acteur : Google. C'est là qu'ORBITIS a pris sa forme actuelle.
Chapitre II
Le SEO français a un problème de modèle
Regardez le marché. Les plus grosses agences SEO de France emploient 200, 250, parfois 400 consultants. Elles gèrent des milliers de clients et lèvent des dizaines de millions d'euros pour grandir. Elles vendent du SEO comme on vend des forfaits téléphoniques : par tranches, avec des livrables standardisés et des rapports industrialisés.
Je ne juge pas. Le modèle a sa logique économique. Il a pourtant un coût caché, que personne n'admet : plus une agence grossit, plus elle s'éloigne du terrain où le SEO se gagne.
Voici ce que j'ai vu, de l'intérieur, puis en récupérant des clients d'autres agences :
- Des consultants juniors de six mois d'expérience qui pilotent des budgets à six chiffres, parce que les seniors sont en avant-vente.
- Des audits techniques sortis d'un outil, recopiés sans relecture, livrés à des directions marketing avec des recommandations qui ne tiennent pas trois minutes face à un technicien compétent.
- Des stratégies de contenu calquées sur le même modèle, du B2B industriel à l'e-commerce de mode, parce qu'industrialiser la pensée est la condition de la rentabilité à grande échelle.
- Des refontes facturées 80 000 euros qui font perdre 40 % du trafic naturel, parce que personne dans la chaîne n'a regardé le maillage interne avant la mise en ligne.
La cause s'appelle rarement l'incompétence. Elle s'appelle la dilution.
Quand vous êtes 250 dans une agence, vous ne pouvez plus avoir une opinion. Vous avez des process. Vous ne pouvez plus prendre position. Vous avez des positionnements marketing. Vous ne pouvez plus dire à un client « ce que vous demandez est une mauvaise idée ». Vous le facturez.
Chapitre III
Ce que je pense du SEO
Pour moi, le SEO est une discipline d'ingénieur. C'est ma première conviction, et seize ans plus tard, je n'en démords pas.
Faire du SEO, c'est lire les brevets que Google dépose en espérant que personne ne les lira. C'est suivre les déclassements de domaines pour comprendre ce qui a changé dans l'algorithme. C'est tester sur des sites laboratoires avant de toucher un site client. C'est savoir ce que veut dire un score de qualité de page dans le Content Warehouse, et pourquoi il pèse plus lourd que les liens externes sur certains secteurs.
Ce n'est pas écrire des articles de 2 000 mots optimisés pour un mot-clé. Ce n'est pas obtenir des liens dans des annuaires. Ce n'est pas lancer un crawl et cocher des cases.
La vraie discipline demande d'accepter de ne pas savoir, de tester, de documenter, puis de revenir sur ses convictions quand les données les contredisent.
Le SEO industriel à bas prix vend une version simplifiée du métier : des recettes, des cases à cocher, des tableaux de bord rassurants. La vraie discipline est plus exigeante, et plus inconfortable. C'est cette exigence qu'ORBITIS défend.
Chapitre IV
Ce que nous refusons de faire
Une agence se définit autant par ce qu'elle décline que par ce qu'elle vend. Voici ce qu'ORBITIS ne fera jamais.
Nous ne prendrons pas plus de clients que nous ne pouvons en servir. Pour chaque client accompagné par ORBITIS, je connais le dirigeant, le site, les enjeux du trimestre et les trois dernières mises à jour Google qui ont touché son trafic. Au-delà d'un certain seuil, cette connaissance se perd. Nous nous arrêterons à ce seuil.
Nous ne sous-traiterons pas la pensée. L'audit, l'analyse, la stratégie et les recommandations majeures sont produits par les seniors qui les présentent. Jamais par un consultant junior briefé en vingt minutes, qui livre un rapport cosigné par un directeur aperçu en avant-vente.
Nous ne dirons pas oui à tout. Quand une refonte est mal pensée, nous le disons. Quand une stratégie de contenu va échouer, nous le disons. Quand un budget ne permet pas d'atteindre l'objectif annoncé, nous refusons la mission ou nous redéfinissons l'objectif. La complaisance commerciale est une forme de mépris pour le client.
Nous ne vendrons pas de magie. Le SEO se mesure en demandes générées, en clients acquis et en revenus durables. Les classements et le volume de liens ne sont que des étapes. Si nous ne pouvons pas relier nos actions à votre chiffre d'affaires, nous n'avons pas notre place dans votre acquisition.
Chapitre V
Ce que nous faisons à la place
Nous lisons. Les blogs SEO et les annonces de Google, bien sûr. Surtout les brevets déposés, les documents du procès antitrust américain qui ont exposé des pans entiers du moteur, les fuites, les dépositions sous serment des dirigeants de Google et les études universitaires sur la recherche d'information.
Nous testons. Sur nos propres sites et sur des sites laboratoires, avant de toucher au site d'un client. Une recommandation jamais éprouvée n'a pas sa place dans un livrable ORBITIS.
Nous documentons. Chaque action sur un site client est tracée, datée, motivée par une hypothèse explicite et mesurée par un indicateur choisi d'avance. Quand ça marche, nous comprenons pourquoi. Quand ça ne marche pas, nous changeons d'hypothèse, sans drame, parce que c'est le métier.
Nous relions tout. Le SEO s'inscrit dans une stratégie d'acquisition globale, une architecture technique réelle, des contraintes de marque et le cycle de vie d'un produit. ORBITIS fait du SEO, du SEA, des sites WordPress et des applications React et Flutter. Nous ne pouvons pas optimiser ce que nous ne savons pas construire.
C'est aussi pour cela que nous construisons les sites avec la méthode Growth Driven Design : un socle solide d'abord, puis des ajustements mesurés chaque mois.
Chapitre VI
Ce que nous attendons de vous
Un manifeste qui ne demande rien à son lecteur n'est qu'une plaquette commerciale déguisée. Voici ce que nous attendons des entreprises avec qui nous travaillons.
Du sérieux. Le SEO ne s'active pas « pour voir ». C'est un investissement qui se joue sur 18 à 36 mois. Il demande une décision de direction, et non une délégation au stagiaire.
De la patience. Une patience stratégique, jamais passive. Les premiers résultats arrivent entre 3 et 6 mois, les résultats structurants entre 12 et 18 mois, les résultats capitalisés entre 24 et 36 mois. Une entreprise qui ne peut pas raisonner sur cet horizon devrait commencer par la publicité Google Ads.
Un accès franc à vos données. Search Console, Analytics, CRM, ventes : nous avons besoin des chiffres réels. Une mission menée à l'aveugle tient de la prière.
De l'exigence. Challengez nos recommandations. Demandez les sources, les hypothèses, les tests. Une agence qui ne supporte pas d'être challengée doute de ce qu'elle vend.
Chapitre VII
Pourquoi l'Ouest
Nos bureaux sont à Pornic, sur la côte de Jade, à moins d'une heure de Nantes et de Saint-Nazaire. Ce choix n'a rien d'un détail.
Le marché du SEO français est déséquilibré. La quasi-totalité des grandes agences est parisienne. Résultat : des structures de coûts élevées, des tarifs qui s'alignent, et une distance culturelle, économique, parfois physique, avec les entreprises de région qui forment pourtant le tissu économique du pays.
L'Ouest nous donne une base de coûts saine, une qualité de vie qui retient les talents, et une proximité naturelle avec les entreprises du Grand Ouest et du Sud-Ouest. Saint-Nazaire industriel, Rennes la tech, Bordeaux le vin, Toulouse l'aéronautique. Nous travaillons aussi à Paris, évidemment. Nous y allons. Nous n'y dormons pas.
C'est aussi un signal. ORBITIS n'a pas besoin d'une adresse parisienne pour exister. Le travail parle. Nantes, Saint-Nazaire, Rennes et Paris : nous intervenons partout où nos clients ont besoin de nous.
Chapitre VIII
Ce que nous voulons construire
ORBITIS ne deviendra pas une agence de 200 consultants. Ce choix est structurel. Au-delà d'une certaine taille, une agence change de nature : elle devient une machine à servir des clients et cesse d'être un atelier de pensée appliquée.
Notre cible : devenir la référence française des entreprises qui refusent l'industrialisation du SEO.
Nous pensons aux directions marketing qui veulent comprendre, et pas seulement consommer. Aux dirigeants qui défendent un budget devant leur comité de direction et ont besoin d'un partenaire capable de tenir la discussion à leur niveau.
Pour y arriver, nous tenons trois engagements :
- Publier en accès libre les analyses techniques que les agences industrialisées n'ont pas le temps, ou pas l'intérêt, de produire. Le savoir SEO ne devrait pas être un privilège payant.Lire le blog
- Dire ce que nous pensons, y compris quand cela contrarie une partie de la profession, et y compris quand cela nous coûte une mission.
- Relier SEO et conception produit. Séparer la stratégie d'acquisition de l'architecture technique du site reste l'erreur de méthode la plus fréquente du marché, et la plus coûteuse.
Chapitre IX
La suite
Vous dirigez une ETI ou une PME structurée. Vous gérez votre acquisition digitale plus que vous ne la pilotez. Vous sentez que votre prestataire SEO vous traite comme un client parmi des centaines. Dans ce cas, nous devrions parler.
Vous cherchez un partenaire qui dit oui à tout, produit des livrables homogènes et ne questionne jamais votre vision interne ? Les grandes agences industrialisées font cela très bien, à grande échelle. Ce sont des entreprises sérieuses, et ce marché existe.
ORBITIS vend autre chose.
Votre entreprise au centre. Nous, en orbite.
Grégory Tyndal
Fondateur d'ORBITIS, plus de 16 ans de référencement. Me suivre sur LinkedIn